Réflexions sur la crise du COVID-19 (11/2020)

Vous aurez toutes et tous entendu aux informations la tendance préoccupante que reprend l’épidémie de Covid. Au niveau d’Énéo et énéoSport nous souhaitons accompagner cette évolution avec deux messages clés :

2 messages clés 

  • Ne cédons pas à la panique : nous devons continuer à apprendre à « faire avec le Covid » pour encore une longue période certainement, et nous habituer à adapter nos pratiques et intégrer des contraintes dans l’organisation de nos activités. 
  • Puisque nous voulons absolument éviter de revivre un arrêt complet des activités, nous devons impérativement redoubler de vigilance dans l’application des mesures de protection. S’habituer à « faire avec le Covid » ne peut surtout pas devenir « oublier la présence du Covid ». 

Nous ne pouvons pas nous croire à l’abri : parmi nos 38.000 membres, il y a déjà et il y aura encore malheureusement des personnes contaminées. Notre responsabilité est de mettre en œuvre les mesures préconisées pour faire en sorte de ne pas permettre une propagation dans nos groupes.

Concrètement, les protocoles établis par les pouvoirs publics pour nos secteurs d’activité (sport et culture/éducation permanente) n’ont, à ce jour, pas été modifiés. Comme vous le savez certainement les règles pour le secteur Horeca (restauration) ont été durcies. Nous restons attentifs aux évolutions éventuelles pour vous tenir informés.

Les nouvelles règles  du fédéral pourraient bien modifier encore fois ces dernières dispositions.


Ce que nous demandons à nos membres

Respectez strictement les consignes qui vous sont données par le responsable de votre activité (masque, distance,…)

  1. Nous vous demandons de ne pas participer à plus de deux activités Énéo/énéoSport différentes (avec des personnes différentes) par semaine. Ceci permet d’éviter une propagation éventuelle entre les groupes.
  2. Si vous présentez des symptômes, vous devez rester chez vous et contacter votre médecin traitant.
  3. Si vous avez été testé positif, restez chez vous, ne participez surtout à aucune activité de votre groupe. Vous serez contacté (en principe) par le tracing et devrez communiquer vos contacts personnels.
  4. Si vous avez été testé positif et que vous avez participé à des activités Énéo et/ou énéoSport, lorsque vous serez contacté par le tracing, vous devrez  transmettre (en plus de vos contacts personnels) les coordonnées du responsable des activités auxquelles vous avez participé.  Ce dernier sera à son tour contacté par le tracing.
    Nous vous demandons aussi de prendre l’initiative d’un contact avec ce responsable de votre groupe.
    Cela lui permettra d’avertir les personnes reprises sur le listing de l’activité.
    L’activité sera suspendue pendant 7 jours. (Cette mesure peut faire double emploi avec le tracing.  Nous partons du principe qu’il vaut mieux être prévenu 2 fois que pas du tout…)

Le Coronavirus et la solitude

Les mesures gouvernementales prises pour enrayer la propagation du Coronavirus visent à diminuer le plus possible le contact entre les personnes en supprimant les activités non indispensables sur le plan :

      • culturel
      • sportif
      • convivial

Il n’est pas question ici de mettre en doute le bien fondé de ces mesures sur le plan de la santé publique mais plutôt d’en voir les répercutions pour les séniors isolés.

Par l’organisation des ses multiples activités, Énéo cherche à créer du lien social, un climat de convivialité et de solidarité.

Comment Énéo peut-il tout en respectant les directives émises, ne pas se désintéresser des seniors isolés ?

Au sein de votre groupe d’activité, vous qui êtes proches du terrain, vous connaissez sans doute mieux que quiconque les personnes qui sont seules dans la vie quotidienne.

La période que nous allons vivre risque de les plonger dans un isolement profond et cela risque de peser lourd sur leur moral.

L’important est de garder le contact, de faire sentir aux personnes que la situation fragilise mais qu’elles ne sont pas oubliées.

Un petit coup de fil pour prendre de leurs nouvelles, voir si elles ne manquent de rien, à défaut un mail pour ceux que cette technique ne rebute pas.

Créons une chaîne de solidarité, certes à distance mais restons en relation.

Billet politique -2019- (Élection de Mai 2019)

Les élections sont proches.

Nous sommes appelés aux urnes pour élire des mandataires aux trois niveaux de pouvoir : régional, fédéral, européen.

Alors sensibilisons nos mandataires à la nécessité d’un changement en profondeur.

L’enquête du panier du pensionné a été confirmée très largement : 1 belge sur 5 vit en dessous du seuil de pauvreté.  Nous vivons dans un état qui ne protège plus les plus fragiles.
Il y a urgence !
Il faut lutter contre cette indifférence et se rassembler autour de l’idée du changement.
Ne soyons pas dans une démarche individuelle.

Énéo désire un monde plus juste, plus écologique, plus solidaire.

Notre mouvement demande aux futurs élus de travailler à la construction d’une société où les différentes générations peuvent coexister harmonieusement.

Pour cela, les conditions de réussite sont :

  • Le respect : Que les décisions politiques prises ne laissent personne pour compte.
  • La participation : Que des espaces de paroles et des mécanismes de concertation permettent l’adhésion aux politiques mises en œuvre et favorisent la cohésion sociale.
  • La durabilité : Que les décisions politiques aient une vision sur le long terme et non pas uniquement dans un intérêt électoral.

Allons voter pour celles et ceux qui partagent nos valeurs.

Comme d’autres, Énéo a sorti son mémorandum (voir en fin d’article).
Le mémorandum Enéo parle d’argent, de santé et de logement.  Trois axes qui animent la vie quotidienne.

Envie d’en savoir plus et d’échanger à ce sujet ?
Venez nous rejoindre le 14 mai à 14h au 4ème étage de  la Mutualité chrétienne de Liège.

Inscription souhaitée au 04 221 74 46 ou eneo.liege@mc.be


Mémorandum
Élections 2019

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Billet politique -2018- (La solidarité)

Billet Politique – La solidarité

Ne tombons pas dans le piège de la remise en question des valeurs et du principe de SOLIDARITÉ !

Billet politique rédigé à partir des interventions de Pierre Reman, Président de la Fédération MOC de Namur et Youssef EL OTMANI, du Service étude de la CSC à la Commission Sociale Régionale de Liège le 22 mars 2018.

Depuis sa création, Énéo a toujours mis en avant ses valeurs et en particulier la valeur de solidarité. Aujourd’hui, alors que 16% des belges sont pauvres, la solidarité est mise à mal. Il nous parait important de passer à la loupe l’idéologie qui la ronge.

Qu’est-ce que le seuil de pauvreté ?

Pour savoir si quelqu’un risque d’être pauvre, il faut comparer son revenu avec ce que gagnent les autres habitants de son pays. Une personne est sous le seuil de pauvreté si son revenu est inférieur à 60% du revenu médian du pays en question.
En Belgique, ce seuil est de 1.115 € par mois pour une personne isolée (chiffres 2016).

Qui sont les pauvres ?

  1. 45% des chômeurs sont pauvres (dont 20% en extrême pauvreté).
  2. 36% des familles mono-parentales (dont 17% en extrême pauvreté).
  3. 18,8 % des jeunes de moins de 18 ans, soit un jeune sur six ! (dont 7% en extrême pauvreté.
    ⇒ La Belgique est le pays 
    qui a le taux de pauvreté d’enfant le plus élevé d’Europe.)
  4. Le taux de pauvreté des aînés correspond au taux de pauvreté de la population. A savoir, 15% pour les aînés et 16% pour l’ensemble de la population.
    cf. Etude d’énéo : Le panier du pensionné

Malgré cela, seuls 2,4% des belges n’ont pas accès aux soins de santé. Ce qui signifie que notre système de sécurité social est efficace. Cependant, nous sommes aux portes de l’abandon des plus faibles car 7% des plus bas revenus déclarent se passer de soins.

Ne pas confondre solidarité et assistance…

Un élément qui nous échappe parfois est la remise en question même de la valeur de solidarité au profit d’une soit-disant « responsabilité individuelle ».
Pour ne pas tomber dans le piège de la croyance que l’assistance sociale est un système plus juste, il faut bien faire la différence entre assistance et sécurité sociale.

  • L’assistance, c’est l’ensemble des moyens que l’on met en œuvre afin d’aider les démunis à survivre, à subsister et qui ne cible que le public en difficulté (CPAS, Statut BIM, GRAPA, …).
  • La sécurité sociale, c’est l’ensembles des actions (Allocations Familiales, soins de santé, allocation de chômage, …) mises en œuvre pour éviter à tous de se retrouver démunis à cause d’un accident de vie ou d’une étape de la vie (perte d’emploi, maladie, aidant proche, besoin de logement, scolarité…) et donc de se retrouver en besoin d’assistance.

Ce qu’on ne vous dit pas…

Il faut se rendre compte que l’idéologie néo-libérale a un véritable projet de société qui n’est pas dit et qui, par essence, remet en question le principe de solidarité.

Trois caractéristiques du libéralisme sont que :

  • Les droits individuels doivent primer sur le collectif.
  • La société ne peut fonctionner que grâce au marché.
  • Le pouvoir de l’état doit se limiter aux fonctions de sécurité, justice et défense du territoire.

Le discours politique néo-libéral véhicule l’idée que la sécurité sociale ne fonctionne pas, qu’il y a beaucoup de pauvres et que c’est sur eux qu’il faut cibler les interventions.
Ce discours séduit à tort.

En effet, 16% de la population connait la pauvreté malgré la sécurité sociale mais 28% de la population échappe à la pauvreté grâce à la sécurité sociale. Donc si on supprimait la « sécu » c’est 43% de la population qui serait pauvre !

L’histoire l’a démontré, plus on met de moyens dans « l’assistance » au détriment de « la sécu », plus la pauvreté augmente. Concrètement, donner des moyens aux CPAS mais exclure les chômeurs de longue durée ou encore raboter les pensions légales et augmenter la GRAPA sont des non-sens et cultivent la pauvreté à la place de la résorber.

Et après ?

Il faut savoir, qu’en 2010, le gouvernement Belge s’était fixé l’objectif à l’horizon 2020 de diminuer de 320.000 personnes le nombre de personnes en situation de pauvreté. Mais aujourd’hui, en 2018, on a 141.000 pauvres en plus (soit un total de 2.365.000 personnes ).

Evolution du taux de pauvreté en Belgique depuis 2010 :

2010 14,6%
2011 15,3%
2012 15,3%
2013 15,1%
2014 15,5%
2015 14,9%
2016 15,5%
2017 15,9%

Face à ce recul social, la solidarité est le meilleur moyen de résister pour construire un monde plus juste.
C’est ainsi que les aînés d’aujourd’hui doivent réfléchir à la société qu’ils veulent demain, pour leurs enfants et petits-enfants.



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