Billet politique -2019- (Élection de Mai 2019)

Les élections sont proches.

Nous sommes appelés aux urnes pour élire des mandataires aux trois niveaux de pouvoir : régional, fédéral, européen.

Alors sensibilisons nos mandataires à la nécessité d’un changement en profondeur.

L’enquête du panier du pensionné a été confirmée très largement : 1 belge sur 5 vit en dessous du seuil de pauvreté.  Nous vivons dans un état qui ne protège plus les plus fragiles.
Il y a urgence !
Il faut lutter contre cette indifférence et se rassembler autour de l’idée du changement.
Ne soyons pas dans une démarche individuelle.

Énéo désire un monde plus juste, plus écologique, plus solidaire.

Notre mouvement demande aux futurs élus de travailler à la construction d’une société où les différentes générations peuvent coexister harmonieusement.

Pour cela, les conditions de réussite sont :

  • Le respect : Que les décisions politiques prises ne laissent personne pour compte.
  • La participation : Que des espaces de paroles et des mécanismes de concertation permettent l’adhésion aux politiques mises en œuvre et favorisent la cohésion sociale.
  • La durabilité : Que les décisions politiques aient une vision sur le long terme et non pas uniquement dans un intérêt électoral.

Allons voter pour celles et ceux qui partagent nos valeurs.

Comme d’autres, Énéo a sorti son mémorandum (voir en fin d’article).
Le mémorandum Enéo parle d’argent, de santé et de logement.  Trois axes qui animent la vie quotidienne.

Envie d’en savoir plus et d’échanger à ce sujet ?
Venez nous rejoindre le 14 mai à 14h au 4ème étage de  la Mutualité chrétienne de Liège.

Inscription souhaitée au 04 221 74 46 ou eneo.liege@mc.be


Mémorandum
Élections 2019

Billet politique -2018- (La solidarité)

Billet Politique – La solidarité

Ne tombons pas dans le piège de la remise en question des valeurs et du principe de SOLIDARITÉ !

Billet politique rédigé à partir des interventions de Pierre Reman, Président de la Fédération MOC de Namur et Youssef EL OTMANI, du Service étude de la CSC à la Commission Sociale Régionale de Liège le 22 mars 2018.

Depuis sa création, Énéo a toujours mis en avant ses valeurs et en particulier la valeur de solidarité. Aujourd’hui, alors que 16% des belges sont pauvres, la solidarité est mise à mal. Il nous parait important de passer à la loupe l’idéologie qui la ronge.

Qu’est-ce que le seuil de pauvreté ?

Pour savoir si quelqu’un risque d’être pauvre, il faut comparer son revenu avec ce que gagnent les autres habitants de son pays. Une personne est sous le seuil de pauvreté si son revenu est inférieur à 60% du revenu médian du pays en question.
En Belgique, ce seuil est de 1.115 € par mois pour une personne isolée (chiffres 2016).

Qui sont les pauvres ?

  1. 45% des chômeurs sont pauvres (dont 20% en extrême pauvreté).
  2. 36% des familles mono-parentales (dont 17% en extrême pauvreté).
  3. 18,8 % des jeunes de moins de 18 ans, soit un jeune sur six ! (dont 7% en extrême pauvreté.
    ⇒ La Belgique est le pays 
    qui a le taux de pauvreté d’enfant le plus élevé d’Europe.)
  4. Le taux de pauvreté des aînés correspond au taux de pauvreté de la population. A savoir, 15% pour les aînés et 16% pour l’ensemble de la population.
    cf. Etude d’énéo : Le panier du pensionné

Malgré cela, seuls 2,4% des belges n’ont pas accès aux soins de santé. Ce qui signifie que notre système de sécurité social est efficace. Cependant, nous sommes aux portes de l’abandon des plus faibles car 7% des plus bas revenus déclarent se passer de soins.

Ne pas confondre solidarité et assistance…

Un élément qui nous échappe parfois est la remise en question même de la valeur de solidarité au profit d’une soit-disant « responsabilité individuelle ».
Pour ne pas tomber dans le piège de la croyance que l’assistance sociale est un système plus juste, il faut bien faire la différence entre assistance et sécurité sociale.

  • L’assistance, c’est l’ensemble des moyens que l’on met en œuvre afin d’aider les démunis à survivre, à subsister et qui ne cible que le public en difficulté (CPAS, Statut BIM, GRAPA, …).
  • La sécurité sociale, c’est l’ensembles des actions (Allocations Familiales, soins de santé, allocation de chômage, …) mises en œuvre pour éviter à tous de se retrouver démunis à cause d’un accident de vie ou d’une étape de la vie (perte d’emploi, maladie, aidant proche, besoin de logement, scolarité…) et donc de se retrouver en besoin d’assistance.

Ce qu’on ne vous dit pas…

Il faut se rendre compte que l’idéologie néo-libérale a un véritable projet de société qui n’est pas dit et qui, par essence, remet en question le principe de solidarité.

Trois caractéristiques du libéralisme sont que :

  • Les droits individuels doivent primer sur le collectif.
  • La société ne peut fonctionner que grâce au marché.
  • Le pouvoir de l’état doit se limiter aux fonctions de sécurité, justice et défense du territoire.

Le discours politique néo-libéral véhicule l’idée que la sécurité sociale ne fonctionne pas, qu’il y a beaucoup de pauvres et que c’est sur eux qu’il faut cibler les interventions.
Ce discours séduit à tort.

En effet, 16% de la population connait la pauvreté malgré la sécurité sociale mais 28% de la population échappe à la pauvreté grâce à la sécurité sociale. Donc si on supprimait la « sécu » c’est 43% de la population qui serait pauvre !

L’histoire l’a démontré, plus on met de moyens dans « l’assistance » au détriment de « la sécu », plus la pauvreté augmente. Concrètement, donner des moyens aux CPAS mais exclure les chômeurs de longue durée ou encore raboter les pensions légales et augmenter la GRAPA sont des non-sens et cultivent la pauvreté à la place de la résorber.

Et après ?

Il faut savoir, qu’en 2010, le gouvernement Belge s’était fixé l’objectif à l’horizon 2020 de diminuer de 320.000 personnes le nombre de personnes en situation de pauvreté. Mais aujourd’hui, en 2018, on a 141.000 pauvres en plus (soit un total de 2.365.000 personnes ).

Evolution du taux de pauvreté en Belgique depuis 2010 :

2010 14,6%
2011 15,3%
2012 15,3%
2013 15,1%
2014 15,5%
2015 14,9%
2016 15,5%
2017 15,9%

http://www.luttepauvrete.be/chiffres_nombre_pauvres.htm

Face à ce recul social, la solidarité est le meilleur moyen de résister pour construire un monde plus juste.
C’est ainsi que les aînés d’aujourd’hui doivent réfléchir à la société qu’ils veulent demain, pour leurs enfants et petits-enfants.



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Billet politique -2018- (Pension)

Billet Politique – La pension

On dit souvent que le système belge de pension est composé de « trois piliers »…

Quels sont ces trois piliers ?

  • 1er pilier
    Le premier pilier, c’est la pension légale. Elle est principalement financée par les cotisations sociales obligatoires des personnes qui exercent une activité professionnelle (patron et travailleurs). La pension légale peut être du secteur public, privé, régime indépendants ou/et régime salariés.

⇒ Seule la pension légale (de retraite ou de survie) fait partie de la sécurité sociale : c’est la seule dont tout le monde peut bénéficier !
Les 2ème et 3ème piliers sont des systèmes complémentaires au 1er mais qui ne sont pas accessibles à tous.

  • 2ème pilier
    Le deuxième pilier, ce sont les pensions extra-légales collectives. Ces pensions sont constituées par certains employeurs pour leur personnel (assurance de groupe, fonds de pensions…) Le 2ème pilier ne complète donc pas la pension légale de tous les travailleurs.

  D’où l’importance de maintenir un 1er pilier fort et solidaire.

  • 3ème pilier
    Le troisième pilier, ce sont les pensions extra-légales individuelles. Ces assurances pensions sont souscrites auprès d’une banque ou d’une compagnie d’assurance par le travailleur lui-même. Ce 3ème pilier n’est donc accessible qu’aux travailleurs qui ont les moyens d’épargner pendant leur carrière professionnelle et ainsi compléter leur pension légale.

  En cette période de crise, il est capital de maintenir et valoriser le 1er pilier.

La pension légale (1er pilier) est donc basée sur la solidarité entre les actifs et les pensionnés. Elle fait partie de la sécurité sociale.

Vous avez dit « sécurité sociale ? » Petit rappel en quelques lignes :

La sécurité sociale constitue la base de notre système social, qui récolte et distribue les revenus du travail entre les personnes. Elle permet à chacun d’affronter les aléas de la vie, en lui assurant un revenu à tout moment. La sécurité sociale belge est donc un système qui repose sur la solidarité entre travailleurs et chômeurs, actifs et pensionnés, personnes en bonne santé et malades…

Enéo préfère parler de « cotisations sociales » plutôt que de « charges sociales ». En effet, quoi qu’en disent certains politiques et médias, la sécurité sociale n’est pas une charge mais un système solidaire qui garantit une vie décente pour tous..


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