Réflexions autour des registres paroissiaux et d’état civil

Pour compléter notre arbre généalogique, nous avons régulièrement recours aux outils que sont les registres d’état civil d’abord, puis, en remontant le temps, avant 1793 :

les registres paroissiaux.

Ils sont tenus dans les paroisses et complétés par les curés.
Ils n’ont pas été rendus obligatoires (dans notre pays qui était la Principauté de Liège pendant plus de 800 ans) par les Princes-Evêques.

Mais qui a alors donné l’ordre de tenir ces registres paroissiaux ?

On serait tenté de croire que ce qui est à l’origine de ces registres ce sont des instructions de la hiérarchie ecclésiastique.
En 1500 le registre paroissial généralisé n’existait pas.

Quelle a été la raison d’être de ces registres ? Où cela a-t-il commencé et pourquoi ?

Pour rendre valablement un jugement il est important de savoir si la personne à juger est majeure ou non afin de déterminer sa responsabilité.
FRANÇOIS 1er, roi de France de 1515 à 1547, demanda à l’un de ses conseillers privés, l’avocat Guillaume POYET de rédiger une ordonnance royale imposant aux curés de tenir dans chaque paroisse de France un registre des baptêmes en notant la date précise de la naissance (jour et heure), le prénom de l’enfant ainsi que les nom et prénom du père. L’ordonnance stipulait également que la langue de la justice était le français.
N.B. Il est choquant de constater que ces actes ne mentionnent nullement le nom de la mère. Cela nous éclaire sur la place de la femme dans la société de l’époque et nous surprend.
Le but de ces registres était donc de pouvoir déterminer si le sujet était mineur ou non.
Cette ordonnance est aussi appelée l’ordonnance GUILLEMINE en référence à son auteur ou l’ordonnance de VILLERS-COTTERÊT de 1539.
Par cette ordonnance, TOUS les curés de FRANCE vont devoir tenir un registre précis des baptêmes.

Mais comment se fait-il que le roi donne des ordres au clergé ?

Pour comprendre il faut se replacer dans le contexte historique de l’époque.
La Basilique Saint-Pierre de Rome a été reconstruite à partir 1506. Mais on a vu beaucoup trop grand et au bout de quelques années les fonds vont manquer. Le pape Léon X va vendre des indulgences pour financer la poursuite de la construction.
Cette décision ne fait pas l’unanimité (loin de là) et Luther va la contester par ses écrits de 1517 et lancer la Réforme protestante. Il fut suivi en France par Calvin.
A la même époque le Roi d’Angleterre Henri VIII voulut que le pape proclamât la nullité de son mariage parce que sa femme ne lui donnait qu’une descendance féminine. Le pape refusa et ce fut le point de départ du conflit entre Henri VIII et la papauté qui mena à l’Anglicanisme.
Le pontificat du pape Clément VII démarra en 1523 à un moment où l’autorité du pape était contestée de différentes parts. Aussi conclut-il un accord avec le roi FRANÇOIS 1er : en contrepartie de son allégeance le roi obtint le droit de nommer les évêques de France. Ce pouvoir lui assura un certain contrôle de l’église de France et lui permit d’avoir certaines exigences vis-à-vis des curés. Cela explique son ordonnance pour la tenue des registres de baptêmes en France.
Mais peu après le Pape Paul III, pour réagir à la Réforme protestante, convoque le Concile de Trente en 1545. Ce Concile se tint par épisode et se termina en 1563 et obligera les prêtres à enregistrer les sacrements (baptêmes, mariages et décès) et ce, pour toute la chrétienté.
Du besoin des juges français de pouvoir déterminer la majorité d’un sujet, on arrive moins de 25 ans plus tard à des registres imposés dans tous les pays Une fois la démarche amorcée elle s’est rapidement amplifiée
Ces registres, qui nous paraissent très incomplets, lacunaires, répondaient en fait à la demande pour laquelle ils avaient été prévus.

Registres d’État Civil

Après la Révolution française de 1789 il y a eu séparation entre l’Église et l’État. On parle parfois de déchristianisation. Des églises (surtout en France) ont été nationalisées, parfois vendues et démolies, des ornements paroissiaux confisqués et vendus aux enchères.
C’est ainsi qu’une loi de 1792 impose aux autorités civiles l’obligation de tenir des registres d’état civil. Et ils seront pour nous, qui nous occupons de généalogie, plus complets pour répondre aux besoins de l’époque. La gestion de l’état civil moderne est née de cette loi de 1792.
Ces registres tenus par les communes à partir de 1793 n’ont pas beaucoup évolué sur 230 ans. Mais l’attribution d’un numéro national a ouvert la voie à de nouvelles utilisations : déclarations de contributions, mutuelle, permis de conduire …

Consultation des registres

Pour rappel, les actes de décès de plus de 75 ans sont librement consultables, soit via Agatha soit via l’agent de l’état civil de la commune où l’acte a été dressé.
Il en va de même pour les actes de mariages de plus de 75 ans et pour les actes de naissance de plus de 100 ans.
Pour ce qui est des actes plus récents une copie intégrale sera fournie sur demande par la commune où l’acte a été dressé (parfois moyennant un coût très variable) pour autant qu’on prouve sa parenté directe. Sinon pour consultation des registres une dérogation est nécessaire en écrivant au juge de Paix du lieu concerné.

Jean-Marie Smets
(résumé de son exposé d’octobre pour la généalogie)

Vous pouvez agrandir les photos en cliquant dessus …

« Repair Café » à Waremme – Appel à volontaires

Joseph Jeanfils a rencontré Manu Verbrugghen, un animateur de la Maison du zéro déchet portée par INTRADEL.
Celui-ci m’a fait part de la volonté d’INTRADEL d’ouvrir un Repair Café et serait ravi qu’Enéo participe à cette activité.

Le premier Repair aura lieu le samedi 22 novembre de 9h30 à 12h00 dans les locaux de la Maison du Zéro déchet (Hexapoda).

Il faudrait mettre en place une équipe de « réparateurs » dans au moins trois domaines : électroménagers, téléphonie HiFi, informatique et couture.

L’urgence est de trouver des candidats et donc si vous êtes partant, vous pouvez contacter Joseph Jeanfils qui assurera le relai avec Intradel.

Contact : Joseph Jeanfils ⇒ Tel : 0471/964 413

Goûter-apéro au jardin pour les généalogistes ce lundi 8 septembre

Généalogie - Apéro (2025-09)

D’abord dans la salle : petit exposé sur les recherches dans la presse ancienne en ligne sur le site de la KBR (Bibliothèque royale) puis mode d’emploi pour trouver des actes d’état-civil dans les archives départementales françaises.

Ensuite direction le jardin de Nathalie pour profiter d’une des dernières belles après-midi, histoire de faire plus ample connaissance avec les nouveaux, les conjoints invités, … et déguster tarte au riz, gâteau aux pommes, raisins, saucisson, petites tomates, biscuits salés ou sucrés et autres délices apportés par chacun. Le tout arrosé de Crémant de Loire, Pinot gris d’Alsace ou rosé de Gascogne.

Pas sûr que tous auront retenu les divers conseils pour débloquer une généalogie prodigués dans cette joyeuse ambiance !

Vélo promenade – Zutendaal, nous voilà : Pédalages, paysages, bavardages et charbonnages

1er septembre : 45 cyclos motivés pour une balade de 60 kms. Vu le nombre, on scinde ! Deux pelotons, parce qu’on fait ça « à la pro » ! Dès les premiers tours de roue, le ciel est très timide. Les nuages menaçants mais pas de pluie. Les k-way restent sagement dans les sacoches… pour l’instant.

VP - Zuttendaal (2025-09)

Le ciel est gris mais sec. On croise les doigts…

  • Départ tranquille dans les bois de Zutendaal, où les écureuils nous ignorent royalement. On passe devant deux tremplins de saut à ski. Malheureusement, pas un seul skieur à l’horizon.
  • Place à l’expérience aérienne du jour : le « Fiets door de Bomen », une piste cyclable qui grimpe dans les arbres. On y accède par un tourniquet en spirale.
  • Nous poursuivons vers l’ancienne mine de Waterschei, avec son bâtiment emblématique : « Thor Central ». Après avoir traversé ce site industriel impressionnant, le décor change soudainement : nous voilà dans le cadre verdoyant du Parc national de la Haute Campine (Hoge Kempen), avec en bonus le passage à travers les infrastructures du Stade de Foot de Genk.
  • Pause pique-nique à AS au pied d’une tour de guet. Certains explorent les rails désaffectés, d’autres montent dans la tour, d’autres restent fidèles à leur tartine. Histoire, nature et fromage font bon ménage.
  • L’après-midi, le deuxième peloton prend les devants. Direction la réserve naturelle « Saenhoeve – Bois de Lanklaerde ». On traverse un charmant petit pont aux couleurs pastel, qui illumine le paysage.
  • Puis vient le clou de la balade : pédaler à fleur d’eau entre les terrils (passerelle de 380 m). Une expérience unique ! Arrêt photo obligatoire pour immortaliser ce moment, avant de repartir vers les deux grandes tours de charbonnage de Eisden-Maasmechelen.
VP - Zuttendaal (2025-09)

Trois gouttes tombent. Allons-nous finir sous la pluie ? Et non, le ciel se ravise !
Pas de « ♫ cycling in the rain ♪ » pour le moment !

  • Petite pause bien méritée (sanitaire, café. ou bière pour certains) au « Centre Terhills » de Maasmechelen, au pied de l’une des deux tours. Quelques courageux (surtout des filles, il faut le souligner !) grimpent jusqu’au sommet pour admirer la vue sur les bois et l’autre tour.
    Une fois en haut de la tour, le ciel commence à gronder. Il est clairement temps de repartir… direction le soleil !
  • On reprend la route en un seul peloton soudé. Passage par une ancienne porte de ville, puis une église photogénique, et enfin la superbe réserve naturelle « Mechelse Heide », avec ses passerelles en bois et ses bruyères encore en fleurs.
  • 60 kms plus tard, on retrouve notre point de départ, le « parc Lieteberg », pour une dernière tablée dans les bois. Soleil, verres levés, jambes fatiguées, mais esprits ravis.

Merci à nos héros du jour : Dani, Érich, Gilou, Jean-Claude et Jules, nos guides et signaleurs.
À noter que toutes les photos de cette journée sont disponibles dans un album dont le lien est : Vélo promenade – Excursion Zutendael

Nicole Materne

Les Marcheurs Intrépides d’Énéo Waremme

Marche (2025-09) - Dalhem

Montées, descentes, pluie, vent, sentiers cabossés ou même un petit gué à traverser ? Nos « Marcheurs Intrépides » n’ont peur de rien … ou presque !
Car même les plus valeureux ont l’âge de leurs artères, et on le sait bien : l’aventure, oui, mais chacun à son rythme.

Marche (2025-09) - Meerdael
  • La formule classique : une balade de 8 à 10 km l’après-midi, sur des terrains variés, histoire de faire travailler les jambes et les zygomatiques.
  • Pour les plus endurants : les « longues » de +/- 15 km, toute la journée, avec pique-nique en cours de route (et parfois une petite sieste discrète à l’ombre).
  • Et pour ceux qui préfèrent marcher à la cool : les « courtes » de 5-6 km, sur terrain facile, dans les environs de Waremme.

En général, entre 20 et 30 marcheurs se retrouvent pour partager ces moments. On se rend aux points de départ en covoiturage — par convivialité et respect de l’environnement.

Les itinéraires sont préparés à l’avance par nos Guides — histoire d’éviter de se retrouver face à une rivière imprévue ou à un taureau curieux.
Résultat : pas de mauvaises surprises … ou presque !

Marche (2025-09) - Spa

Et, tradition oblige : chaque marche se termine par une boisson reconstituante. Un petit moment où on refait le monde dans la bonne humeur… et où on planifie déjà la prochaine aventure !

Vous pouvez agrandir les photos en cliquant dessus …