Généalogie : Une ligne dans un registre …

Saviez-vous que sur Internet vous pouvez trouver d’autres choses intéressantes en plus des actes d’État civil ou des registres paroissiaux ?

En effet, si les archives de l’État sont pratiquement limitées en ligne à ces deux sources, les archives des Mormons, sur « Familysearch », sont également libres de consultation gratuite et recèlent souvent quelques trésors supplémentaires comme des recensements, des registres de population, de notaire ou de cour de justice.

Encore faut-il savoir les lire : la langue et l’écriture, un peu différentes des nôtres, sont un sérieux frein au début.
Tout comme l’absence de table des matières ou d’index alphabétique.
De plus, ils n’existent que dans certaines communes et pour un nombre d’années restreint.

J’ai cependant découvert récemment des registres d’entrées pour une commune de mes ancêtres ce qui m’a permis de donner un nouvel éclairage sur la vie de l’un d’eux.

Lierre (ou Lier), commune de la province d’Anvers, début du XIXe siècle, c’est la période française pour toute la Belgique qui n’existe pas encore.
Et, aubaine pour nous, francophones, les écrits officiels sont en français ainsi que les entêtes de colonne des registres imprimés qui sont utilisés même après 1815 mais remplis en vieux flamand.

Mon arrière-grand-père est né à Lierre comme toute sa famille depuis plusieurs générations. Mais son grand-père maternel est de Turnhout (cela nous le savions déjà par les actes d’état civil le concernant).
Il épouse une fille de Lierre en juin 1828 et nous avions supposé qu’il s’y était installé à cette occasion.

Le registre des entrées de la commune de Lierre que je consulte en ligne est classé par ordre alphabétique puis chronologique.
Avec son nom, Joannes Franciscus (ou Francis dans ce registre) Potters, je trouve sa date d’arrivée : le 29 septembre 1824.
Outre son adresse, on inscrit aussi son employeur : il vient travailler comme chapelier chez un certain Biermans, chapelier lui aussi et dont la généalogie se trouve actuellement sur Geneanet, grand site de partage d’arbres.
Soit bien avant son mariage : trois ans et neuf mois !

Une petite pièce de plus à ce grand puzzle qui ne sera jamais fini – mais qu’importe, et encore une preuve qu’il faut faire des déductions, mais surtout se méfier des suppositions.

Curé avec chapeau

Pour l’anecdote, il aura onze enfants en 17 ans, deux garçons et neuf filles, et mourra en 1890 à 87 ans toujours à Lierre.
Sa femme vivra jusqu’en 1898 soit près de 94 ans !
D’après son petit-fils, mon arrière-grand-père qui l’a connu jusqu’à ses 23 ans, il fabriquait des chapeaux de curé.

Si, vous aussi, vous aimeriez en savoir plus sur vos ancêtres, rejoignez notre groupe d’entraide pour des recherches généalogiques.

Nathalie Massin – 019 32 81 03